samedi 7 novembre 2009

Ouverture du site des vidéos pour Île en île

Ouverture du site des vidéos sur Dailymotion pour le site Île en île :

À part quelques beaux extraits (dits par Gérald Bloncourt, Anne Cheynet, James Noël et Paul Wamo), le nouveau site pour les vidéos débute surtout avec une série d'entretiens avec des auteurs, 5 Questions pour Île en île.

La première vidéo de la série mise en ligne est l'entretien avec Odette Roy Fombrun, combattante haïtienne et Trésor National Vivant dans son pays. Les autres entretiens (une soixantaine d'auteurs filmés) seront mis en ligne au fur et à mesure qu'on en fait le dernier montage et les "notes de transcription". Aujourd'hui, vous y trouverez la romancière et nouvelliste Monique Agénor, et Dany Laferrière (un entretien mis en ligne peu avant la décision de lui décerner le Prix Médicis 2009 mercredi dernier).

Le "jukebox" ci-dessous donne un accès direct aux dernières vidéos, disponibles en 3 formats (SD, HQ, HD), vous permettant une visualisation en haute résolution (ou moins, selon votre vitesse de connexion à l'Internet). Le site vidéo www.dailymotion.com/ileenile est relié au site principal, Île en île, où se trouvent la présentation des auteurs et les notes qui accompagnent les vidéos.

Un an après un dernier blogue... Le passage sur Facebook (j'ai mis un lien en bas de cette page) semble avoir permis des messages plus informels, rapides... Un blogue ? pourquoi faire donc...

La suite de la série sera en ligne peu à peu ; repassez voir, écouter, commenter...

mardi 16 décembre 2008

Adieu au juif nègre, Gérard Étienne

Pour Natania
... Il éprouve un besoin de parler, de dire un paquet de choses qu'un Noir garde ordinairement au fond de lui-même, tel ce désir de connaître sa véritable identité, son vrai nom, les raisons pour lesquelles un groupe de mortels, dans son pays, ont tant de mal à se faire reconnaître, ce rêve de tout Noir vaillant de faire sauter cette terre, ce pays qui engendre tant de misères, de se libérer de cette vie, de sortir sa famille d'un noeud de serpents qui semble remonter au temps où la Guinée faisait gronder le tonnerre, de rejeter ces images, soi-disant saintes avec pourtant une telle force d'attraction qu'elles enlèvent aux hommes leur courage d'autrefois.
– Gérard Étienne, La Reine Soleil Levée
Au moment des grands départs, on se demande où le chemin avait débuté. En fait, c'était à Tucson, dans l'Arizona, où j'ai rencontré Gérard et Natania pour la première fois. C'était au congrès du Conseil International d'Études Francophones (CIEF) en avril 1991.

Gérard était un fidèle des congrès du CIEF : il y avait toujours au moins une table ronde sur son oeuvre, un public intéressé, et les interventions à la fois de Natania comme de Gérard. Au congrès de Strasbourg un an après, je ne pouvais en rien comprendre son hostilité féroce pour le jeune président populaire, Jean-Bertrand Aristide qui, entretemps, s'était fait renverser et vivait en exil. (Une dizaine d'années après, on aurait cru Gérard Étienne prophète, avec un Aristide bien moins populaire qui a pris de nouveau la route de l'exil.) Même si Tahar Djaout s'était fait assassiner peu avant le congrès du CIEF à Casablanca en juillet 1993, Gérard faisait partie de ceux qui ne voulaient pas qu'on signe, au nom des chercheurs du monde qui y étaient présents, une lettre au gouvernement algérien appelant à un soutien urgent auprès des multiples intellectuels et de simples citoyens en train de se faire massacrer. À cause des «fonds reçus par le gouvernement canadien» et patati patata, on n'avait pas le droit de prendre des positions politiques... une francophonie couillonne. Au congrès du CIEF dans le Maine en 2001, il était le plus grand résistant à l'idée de tenir le congrès dans son pays natal.

Rarement est-ce que j'ai vu Gérard prendre position de façon légère. C'était un fervent partisan comme un ennemi acharné, selon l'idée. Dans les pages du Matin de Port-au-Prince aujourd'hui, Lyonel Trouillot capte bien Gérard avec trois adjectifs, «Talentueux, bagarreur et savant». L'ayant fréquenté de temps en temps depuis les années, surtout à ces congrès du CIEF, j'ai appris que ce n'était pas la peine que je discute de la politique avec lui. Sur bien des choses, on n'allait jamais être d'accord ; la dernière fois où je l'ai vu, en 2003, c'était vers le début de la guerre (qui continue) en Iraq, et ce n'était pas la peine que j'ose ouvrir la bouche pour dire quoi que ce soit sur son Israël sacré.

Mais c'était justement sur des questions de la judaïté que j'ai commencé à vraiment connaître Gérard et Natania. Ils figurent toujours ensemble dans mon souvenir, couple intense : deux personnalités fortes qui se soutenaient et parfois devaient monter le volume pour pouvoir prendre la parole de l'autre. Deux êtres si intelligents, si passionnés. Je ne peux imaginer ce que devait être leur mariage mixte au Canada il y a 40 ans, mais sans doute tout le monde était pris comme moi par leur passion pour la vie comme l'un(e) par l'autre, et finissait tout de suite en discussion animée, oubliant l'improbabilité d'une vie heureuse (si elle n'était pas, comme toute vie, sans ses tourments) au Canada pour une Juive du Marais avec un Capois de père vaudouisant.

C'était en 1997 en Guadeloupe, où j'ai vraiment «rencontré» Gérard et Natania et qu'ils sont devenus famille en quelque sorte, en partageant des bribes de ma curieuse histoire familiale de déracinements et déchirures hérités de mon père ashkénaze anti-sémite. J'ai pu connaître des oreilles attentives, et comprendre la profondeur et la sérénité de leur foi. On accepte plus facilement les curiosités de tels amis proches quand on s'apprivoise, quand les liens se tissent, comme ça se fait en famille, autour d'un plat et d'une conversation. Ce nègre-juif-là était de ma (petite) taille ; les accolades avec Gérard étaient toujours chaleureusement fraternelles.

En fait, c'était lui qui s'appelait « juif nègre » comme on peut lire dans l'entretien entre Gérard Étienne et Ghila Sroka, publié dans La Tribune Juive en 2003, et peu après mis en ligne sur Île en île. En créole haïtien, un « nèg » est un homme ; le terme n'a forcément rien du péjoratif de ce qu'on appelle « The N Word » en anglais. Et pourtant, Gérard est l'auteur du roman, Le Nègre crucifié, qui le définissait en quelque sorte. Victime de Duvalier père, Gérard a eu la chance ou la force de survivre. Enfin, c'est lui qui sait mieux raconter son histoire.

La page de présentation de Gérard Étienne sur Île en île donne une bibliographie de son oeuvre. En fait, il y a d'autres pages beaucoup plus détaillées que Natania a préparées : en plus du romancier et poète, ce qui a fait sa renommée, de ses essais (sur la Négritude, par exemple, et sur Femme noire dans le discours littéraire haïtien), je signale son immense travail de journaliste. Chroniqueur pour des journaux comme Haïti-Progès et Haïti-Observateur, il contribuait souvent à d'autres journaux à Moncton, à Montréal et à Port-au-Prince.

En marchant vers la fac hier matin, ayant appris la nouvelle de sa mort, je ne pouvais que penser à sa voix. Tonitruante, porteuse... C'était la voix de Gérard Étienne, et de personne d'autre. En même temps, il y avait (par exemple, dans ses R et dans sa diction), quelque chose de classiquement haïtien : une voix habituée à la transmission de cette littérature-là, orale, par la radio comme dans la salle de classe. Voilà pourquoi je suis content d'avoir voulu l'enregistrer pour le site. Vous pouvez l'écouter lire deux extraits, tirés de La Charte des crépuscules (poésie) et un extrait de son roman, La Pacotille. J'avais presque peur qu'il pète les plombs ce soir-là, tellement il était pris dans ses textes. Mais non, c'était Gérard en performance, le poète qui se plaisait à redonner vie à ses textes.

Auquel nous redonnerons vie l'occasion permettant. La Reine Soleil Levée reste sans doute mon préféré, peut-être pour sa mise en scène de la protagoniste principale, Mathilde, marchande, mère et Haïtienne debout... Par le titre du roman, et le prénom du fils du narrateur et Mathilde – Jacques – Gérard Étienne fait savoir son admiration pour l'oeuvre de Jacques-Stephen Alexis. Gérard était un grand connaisseur de la littérature de son pays natal. Jusqu'à son exil et au-delà, il fréquentait et faisait partie des cours d'Immortels haïtiens, par les combats poétiques et politiques.

Dans son blogue sur la disparition de Gérard Étienne mise en ligne aujourd'hui, Stanley Péan nous rappelle la fameuse soirée en 1993 où Gérard Étienne était sur le plateau avec «l'imbuvable Denise Bombardier à la télévision de Radio-Canada». Gérard en a tiré un livre (L'Injustice! Désinformation et mépris de la loi), et l'incident garde des souvenirs auprès de tant de monde. Le jour de sa mort, le monde entier jouaient en boucle une vidéo d'une autre souillure télévisée, le lanceur de chaussures qui visait George W. Bush pendant sa dernière visite en Iraq. Symboliquement graves, les incidents ont laissé une marque qui est, selon son point de vue, risibles ou tragi-comiques. Ceci dit, je me rappelle bien du jour en 2003, à une conférence à l'université Concordia à Montréal où Natania, avec le soutien de Gérard à ses côtés, a pris publiquement la défense de Stanley Péan contre ladite Bombardier, au sujet de la controverse qui avait mis fin à ses chroniques dans La Presse. Au roman de Bombardier (Ouf!), le journal ne voulait pas publier le compte-rendu de Péan («Bof!») qui était drôle et intelligent (le texte est disponible sur le site du Libraire), comme le Jazzman sait l'être, et le couple Étienne, solidaire, a mérité mes applaudissements.

Au début de ce message, j'ai placé une photo prise le même soir que la suivante ; la première photo de Gérard est la meilleure des deux. Elles ont été prises le soir en juin 2003 où l'enregistrement pour Île en île a était fait, après un repas copieux et de longues conversations avec Gérard, Natania et Christiane Ndiaye, de l'Université de Montréal.


Il se peut que ce soit la dernière fois que nous nous soyons vus... Avec le courriel, les échanges de voeux passent comme un bonjour téléphonique et on a l'impression de rester, même de loin, en contact. Gérard m'avait envoyé en 2006 un texte dramatique pour le recueil collectif, Une journée haïtienne (2007) – «Tragédie en une scène» – et je vois qu'il a publié cette année (2008) sa première pièce de théâtre, Monsieur le président, dans la maison qu'il a fondée avec Natania, les Éditions du Marais.

Au congrès du CIEF à Sousse, en 2000, Gérard voulait rentrer dans la synagogue locale, et allait se faire renvoyer par le responsable – qui avait certes vu toutes sortes de têtes de juifs européens et tunisiens, comme Yves Chemla qui était sans doute de la partie ce jour-là – mais sans doute n'avait jamais vu une tête de nègre juif comme celle de Gérard. Il y a de telles histoires chez Gérard qui sont rentrées dans les légendes, et ce n'était que quand ils étaient revenus à l'hôtel que j'ai entendu parler de la surprise des personnes à la synagogue d'entendre Gérard prouver jusqu'aux cieux sa judaïté en se mettant à chanter des psaumes en hébreu.

יהוה t'aura entendu Gérard... Les portes s'ouvrent ; ta voix porte loin.

Je suis sûr que l'envolée définitive de Gérard sera bruyante et chantée ; Bossuet ferait mieux que moi pour soutenir Natania, Joël, Michaëlla et les leurs.

Je ne fais qu'une pause à la mémoire d'un ami, d'une voix qui restera avec moi et dont l'oeuvre mérite de nouvelles lectures.

TCS

dimanche 30 novembre 2008

À Québec, sur les Plaines

Ciel gris ce jour-là (le 14 novembre dernier), au-dessus de la ville de Québec qui fête ses 400 ans en cette année 2008 (www.monquebec2008.com). En me promenant dans les rues de la ville, je pensais à Jan J. Dominique qui y avait élu résidence l'hiver dernier, en résidence d'auteure à la Maison de la littérature (son projet d'écriture étant, «L’Amérique, c’est le jardin de mon père»). Remontant les côtes de la ville, je peux imaginer comment on peut s'isoler de façon productive, les jours où il fait trop froid pour s'aventurer dehors : une chaleur intérieure avec le bruit étouffé par une couche de neige.

Et pourtant, je n'aime pas le froid.

Promenades sur les plaines d'Abraham, dominant le Saint-Laurent. J'étais à Québec pour le congrès de l'ACQS (American Council for Québec Studies) qui tenait sa réunion cette année avec l'ACSUS (Association for Canadian Studies in the United States) : réflexions sur l'histoire (québécoise, acadienne, canadienne), sur le cinéma, la société, le théâtre, l'Amérique francophone, les relations trans-Atlantiques et transnationales... Pour moi, il s'agissait surtout de voir ce qu'il y a de nouveau en lettres québécoises. Il y avait deux tables rondes (et une autre communication dans une table ronde sur «Labor and Gender») qui traitaient de l'oeuvre de Marie-Célie Agnant (dont ma propre communication) ; le cas d'Agnant est un exemple précis du talent des nouveaux visages de la littérature québécoise du XXIe siècle. Dany Laferrière, Ying Chen, Émile Ollivier... la littérature «néo-québécoise» était parfois l'appelation, mais on sait bien que le «néo-» n'est que provisoire, bien que «minorité visible» reste une classification officielle au Canada.

Avant de rentrer, je n'ai pas résisté à la tentation de me procurer un exemplaire du dvd qui venait de sortir, «Céline sur les Plaines» : presque quatre heures du concert de Céline Dion à Québec en août dernier :
Lors des Fêtes du 400e anniversaire de la Ville de Québec le 22 août 2008, le spectacle «Céline sur les Plaines» a rassemblé plus de 250 000 spectateurs sur les Plaines d’Abraham. Cet événement historique met en vedette Céline Dion et 11 des plus gros noms de la chanson québécoise. Avec Céline Dion : Garou, Marc Dupré, Nanette Workman, Dan Bigras, Mes Aïeux, Zachary Richard, Éric Lapointe, Claude Dubois, Jean-Pierre Ferland et Ginette Reno.
Difficile à croire que je recommande quoi que ce soit de Céline Dion, mais j'avoue que c'est un bon disque pour des raisons... du moins pédagogiques. La famille Dion, par exemple, une majorité des 13 frères et soeurs de la mégastar Dion, exemplifie de façon concrète la famille catholique nombreuse d'Une saison dans la vie d'Emmanuel de Marie-Claire Blais que je venais de lire avec mes étudiants : le clan Dion chante une bastringue assez mémorable (sur YouTube où je renvoie pour l'extrait, on peut également écouter cette bastringue historique avec La Bolduc).

Avec le groupe Mes Aïeux, la Dion chante «Dégénérations», la chanson à succès de leur disque Tire-toi une bûche. Sur YouTube on peut trouver l'extrait : Mes Aïeux : Dégénération à la Fête Nationale du Québec (il y a même une autre version avec sous-titres en anglais). Ils ont déjà vendu 45.000 exemplaires de La Ligne orange, leur dernier disque qui vient de sortir : un Disque d'Or pour l'un des groupes Trad les plus populaires au Québec. (Ça me fait penser à vous renvoyer vers le site des Cowboys Fringants...). Il y a pas mal de clips de Mes Aïeux en ligne pour découvrir : «Le déni de l'évidence», «Belle, embarquez»...

Sur ce dvd je découvre avec plaisir Nanette Workman, qui chante une «Lady Marmelade» sexy avec la Dion aussi bien qu'un bon blues... La présence de Zachary Richard est parmi les plus émouvantes du concert. Zachary Richard chante la «Ballade de Jean Batailleur» puis, avant de chanter «La promesse oubliée» qu'il avait composée à l'époque, rappelle au public les interventions de Céline Dion lors du passage de l'ouragan Katrina trois ans plus tôt (voir cet exemple où elle intervient sur l'émission de Larry King le 3 septembre 2005), et la solidarité des Québécois et des Québecoises avec leurs «cousins» de la Louisiane. La tradition musicale québécoise – de la bastringue de la famille Dion, aux blues de Nanette Workman et de Zachary Richard – rappelle les éléments hérités des vieux pays (celte breton, normand) comme faisant partie des traditions de l'Amérique du nord (country, blues, rock), que ce soit avec une vielle ou un accordéon, une batterie ou une guitare.

Avant de chanter «Femme de rêve», Claude Dubois s'adresse à la foule :
Pour les uns, le quatre centième anniversaire, c'est la fête d'une ville. Moi, je veux dire que Québec, tu es mon amour, ma patrie. Tu as enfanté d'une nation qui a résisté à l'assimilation, et je te dis que je t'aime !
Panorama sur le public enthousiaste qui applaudit après «un pays qui a résisté à l'assimilation», et je ressens un soupçon de xénophobie sans doute inévitable dans cette fierté nationale.

Et bien oui, la tradition perdure même dans la cuisine d'un pays qui ne connaissait pas de légumes frais pendant le long hiver. Oubliés le temps de la morue, la tradition française transformée à la québécoise couvre la bidoche avec des sauces lourdes au fromage, au beurre, à la crème. Comme dans d'autres pays froids sans épices, le végétarien se contentera de bonnes bières locales aux noms si évocateurs : La Maudite, La Barbarie, La Belle-Gueule, Dieu du ciel... (Malheureusement on ne fait plus de Kamouraska, qui donnait l'impression de boire une inspiration des plaines du rive sud du Saint-Laurent, au pays du roman d'Anne Hébert.)

Depuis mon retour de la ville de Québec (avec une courte escale à Montréal, assez longue quand même pour permettre une livraison à l'aéroport d'une bonne douzaine de bagels tout chauds), le Salon du Livre de Montréal a eu lieu, du 18 au 23 novembre. Quel plaisir de voir Marie-Claire Blais couronnée une nouvelle fois du Prix du Gouverneur Général (avec Michaëlle Jean, il s'agit plutôt de LA Gouverneure Générale) pour son nouveau roman, Naissance de Rebecca à l’ère des tourments, publié chez Boréal.

L'année 2008 est un bon cru pour Boréal : non seulement Blais, mais par exemple le nouveau roman de Monique Proulx, Champagne. Bonne année également pour les éditions Mémoire d'encrier : de nouvelles anthologies et de la poésie, dont de Gérald Bloncourt. Christine Germain est toujours un plaisir à ré-entendre chez Planète rebelle, maison qui comprend des lectures en disque audio avec ses livres, comme avec la nouveauté, Élégie nocturne, par Jean-Paul Daoust. À La courte échelle, on trouve un recueil prometteur, Premiers amours, «Neuf écrivaines, neuf nouvelles sur les premiers émois amoureux»... Là-dedans, je retrouve l'auteure de Putain et de Folle, Nelly Arcan qui, dans ses chroniques pour Canoë offre, par exemple, une réaction appropriée («So hot in bed !») aux Justiciers masqués, qui ont piégé Sarah Palin trois jours avant l'élection présidentielle américaine (pour CKOI FM). Classique !

Une virée dans la capitale québécoise était sans doute de vigueur pendant cette année du quadricentenaire. J'aurai raté l'impressionnant Moulin à images de Robert Lepage, images de la capitale et du pays projetées tout l'été sur les vieux silos à grain du port de Québec.

L'année prochaine, ce sera le tour du Vermont à faire la fête www.celebratechamplain.org : 400 ans depuis le voyage estival de Samuel de Champlain, la même année (1609) où Henry Hudson explore le fleuve qui portera son nom. Quatre cents ans après, il est dommage qu'il n'y ait pas de TGV en Amérique du nord pour remonter le Hudson, passer par le lac Champlain et arriver aux villes du Saint-Laurent.

TCS

dimanche 12 octobre 2008

10 ZAN !

Île en île, 10 ans


New York, le 12 octobre 2008

10 ZAN!

J’ai trouvé le morceau de musique approprié pour l'occasion, «Kala» du disque 10 Zan de Ziskakan.

Ça fait 10 ZAN aujourd'hui que j'ai mis le site Île en île en ligne pour la première fois.

Je vous invite à lire mes réponses aux questions de Stève Puig, «Île en île ; dix questions pour dix ans». L'espace de ce blogue (X-centri-cités) vous invite également à réagir à l'entretien ou à laisser vos remarques au sujet du site (voir «commentaires» ci-dessous).

C'était un moment approprié pour faire un bilan de cette base de données présentant la littérature et les écrivains des îles :

Haiti, Martinique, Guadeloupe, Guyane

Maurice, Réunion, Comores, Madagascar

Nouvelle-Calédonie, Polynésie
bien plus de 200 dossiers d'auteurs -- biographies, bibliographies, extraits de textes, enregistrements sonores...

merci de célébrer cet anniversaire en parcourant le site pour découvrir des auteurs « insulaires » et leurs oeuvres si diverses, si riches...

10 ans !

TCS