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12 octobre 2008

10 ZAN !


Île en île, 10 ans
New York, le 12 octobre 2008

10 ZAN!

J’ai trouvé le morceau de musique approprié pour l'occasion, «Kala» du disque 10 Zan de Ziskakan.

Ça fait 10 ZAN aujourd'hui que j'ai mis le site Île en île en ligne pour la première fois.

Je vous invite à lire mes réponses aux questions de Stève Puig, « Île en île ; dix questions pour dix ans ». L'espace de ce blogue (X-centri-cités) vous invite également à réagir à l'entretien ou à laisser vos remarques au sujet du site.

C'était un moment approprié pour faire un bilan de cette base de données présentant la littérature et les écrivains des îles :

Haiti, Martinique, Guadeloupe, Guyane

Maurice, Réunion, Comores, Madagascar

Nouvelle-Calédonie, Polynésie
bien plus de 200 dossiers d'auteurs -- biographies, bibliographies, extraits de textes, enregistrements sonores...

merci de célébrer cet anniversaire en parcourant le site pour découvrir des auteurs « insulaires » et leurs oeuvres si diverses, si riches.

10 ans !

TCS

13 octobre 2007

Alfred Largange, 1971-2007

New York, 13 octobre 2007

Hier, avec cet anniversaire curieux qui marque aux États-Unis (et ailleurs) l'arrivée, le 12 octobre 1492, de Christophe Colomb… aux Indes, n'est-ce pas… et, ayant moi-même terminé deux gros projets, la journée de Colomb était trop marquée (étant également la date choisie pour débuter le site Île en île il y a 9 ans), et j'ai pensé à Alfred Largange. Pourquoi Alfred? parce que la voix de Joseph Zobel m'est venu à l'esprit, quand Zobel parle de Colomb. Yane Mareine a fait enregistrer Joseph Zobel qui lit un beau texte drôle de Yane. Je crois avoir déjà partagé cet enregistrement avec Alfred.

Pour Alfred donc, je vous invite à faire jouer la voix de Joseph Zobel, lisant un texte de Yane Mareine, bel enregistrement qu'elle a utilisé dans son spectacle Les chants graffiti (descriptif dans le dossier sur Yane sur le site Gens de la Caraïbe) en 2001. Cliquez ici pour écouter Joseph Zobel (1'26") lire le texte qui suit.
Ainsi, il y eut un soir
il y eut un matin
la mer

d'autres soirs
et d'autres matins

la mer
la mer

soir et matin
soir et matin
la mer
la mer

toujours
la mer


Peur ou dedans
dehors
la mer


Il y eut calme plat
et tempêtes sous les crânes
Il y eut trouille au ventre
et horizons perdus
soixante-neuf jours
soixante-neuf nuits
la mer

Il y eut un soir
Il y eut un matin
Colomb vit que cela était bon

Le 12 octobre 1492
il patauge dans l'eau
jusqu'à mi-cuisses
et jubile,
Les Indes !

Les Indes !

En réalité, le soleil qui l'aveugle
est celui des Antilles

Il était gentil, Colomb !
mais il était con !
Il était CON !
Je viens de parler avec Yane Mareine qui me permet de mettre ça en ligne pour vous, pour Alfred.

Alfred Largange est mort soudainement le mois dernier. Voir cette page-hommage à Alfred Largange (par Francesca Palli, sur Potomitan). Je ne l'ai jamais rencontré, Alfred, mais nous avons établi une correspondance depuis plusieurs années. Cela a dû commencer au sujet d'Aimé Césaire, le premier auteur présenté sur le site d'Île en île dès l'ouverture du site… le 12 octobre 1998. Cela devait être Alfred qui m'avait écrit. Sans connaître mon correspondant, j'aurais facilement pris Alfred pour un vieux (¡ Ce n'était pas le cas !), jugeant par son prénom plutôt rare depuis une quarantaine d'années (voir le site notrefamille.com, pour la popularité des prénoms en France).

La présentation d'Aimé Césaire était longtemps en ligne sur Île en île sans texte biographique. Alfred Largange a offert d'écrire une présentation, en ligne depuis lors et par la suite souvent recopiée et imprimée ailleurs, presque toujours avec le nom d'Alfred Largange enlevé. Reproduit tel quel dans le recueil Hurricane, cris d'insulaires (Desnel, 2005), Suzanne Dracius (qui avait réuni le recueil) m'avait informé par la suite que c'était le bureau même d'Aimé Césaire qui lui avait offert le texte d'Alfred, avec ma bibliographie, sans son nom ou la provenance des informations.

Il s'en foutait pas mal, Alfred. Mais une correspondance est née, où il s'agissait parfois de littérature, parfois de plagiat, sinon d'Haïti.

Dans cette correspondance, il y avait celle qui traitait des autres dossiers pour Île en île, pour lesquels Alfred a réuni les photos et les éléments bibliographiques, et rédigé un texte de présentation biographique.

Joseph Zobel, d'abord. Pour ce dossier, j'ai fait remarquer à Alfred que l'encadrement que nous utilisons de sa photo garde l'insigne rouge de la Légion d'honneur sur la veste de Zobel. Et je lui ai dit que nous nous étions ratés en personne, puisque j'avais rencontré Joseph Zobel le même jour et au même endroit où Alfred avait pris la photo que vous voyez sur la présentation de Zobel sur Île en île. Mais je ne l'y avais pas croisé, Alfred, puisque nous ne savions pas que nous étions tous les deux à Paris et au Salon du livre ce jour-là, le 24 mars 2002. Par la suite, j'ai pu ajouter des enregistrements de la voix de Zobel dans les pages-annexes du dossier d'Île en île, des sélections du disque ramené de chez Papa Jo par Yane. Et Alfred a fait, après la mort de Joseph Zobel, un site-hommage consacré à l'écrivain. (Francesca m'informe qu'elle va transférer le site de Zobel sur Potomitan.)

C'est Alfred Largange qui m'a fait découvrir – et qui vous fait découvrir – Guy Cabort-Masson, par un troisième dossier d'un homme de lettres martiniquais. Cabort-Masson est sociologue, militant, engagé dans une pédagogie alternative dans les années 1970, essayiste… Je vous renvoie vers la présentation de Guy Cabort-Masson.

Alfred Largange avait 35 ans le jour de sa mort.

Après sa mort, j'ai reçu un courriel de son amie Micaela Rojas, qui nous a transmis des liens vers des traces d'Alfred – qui avait un pseudo (et une fois un site nommé) Bwabrilé – que l'on trouve sur le web, dont un article sur Matrix et un entretien avec Ramon Grosfogueles publiés dans le New West Indian, un article sur le roman Diab'la (de Zobel) sur Potomitan, et son Rapport sur la coopération martiniquaise et régionale. Peut-être que la page-hommage à Alfred Largange sur Potomitan aura un jour des liens pour retrouver tous les textes d'Alfred.

C'était un amoureux de la Caraïbe, Alfred Largange, un amoureux des îles et d'Haïti. Pendant deux de mes voyages en Haïti – pays où moi, du moins, n'ai pas le temps ou forcément une connexion pour m'occuper souvent de mon courriel – j'ai eu un échange avec Alfred. Hasard ? La dernière fois, c'était au sujet de Joseph Zobel, au moment de sa mort le 17 juin 2006. Cela ne pouvait pas être un hasard, puisque j'étais en Haïti ce jour-là, et en compagnie de Yane Mareine qui connaissait si bien Papa Jo (voir ci-dessus), quand Alfred et moi avons échangé ces messages – à travers les mers et les îles – au sujet de Joseph Zobel.

On a échangé une série de messages au sujet des textes d'Alfred écrits pour Île en île qui sont plagiés ailleurs sur le web, par la presse et dans des livres, sans citer son nom ni celui d'Île en île. Il y avait des courriels amusants partagés entre Suzanne Dracius, Alfred et moi au sujet de Grioo.com, par exemple, qui se plaignait des gens qui plagiaient leur site, quand Grioo ne se gênait pas à se servir librement des textes et images d'Île en île, dont tout n'est pas effacé…

Et puis, il y avait une conversation libre avec Alfred, selon l'inspiration. Dans ma boîte de réception (Inbox), je retrouve un message de lui auquel je n'avais pas encore répondu où il s'agit de Fabienne Kanor (que je pouvais aller voir sur YouTube), du mot taïno, ouragan / hurricane... et d'autres sujets encore. Alfred me disait que quelqu'un qui recherchait une subvention (une demande qu'il espérait aboutir nulle part) pour se consacrer à Aimé Césaire, se servait librement, écrivait-il, "du texte que j'avais rédigé pour d'Iles-en-Iles" (qu'il orthographiait toujours ainsi). Son courriel se termine,
"Enfin, le plagiat n'est-il pas un hommage du vulgaire ?"
Je peux confirmer qu'en plus de mes propres hommages respectueux et amicaux, Alfred Largange a déjà reçu beaucoup d'autres hommages "du vulgaire", et des vulgaires !

En janvier, j'ai fait escale dans le bel aéroport de Singapour en revenant d'un voyage sublime à Bali. Je lui ai écrit ne pouvoir m'imaginer vivre à Singapour comme lui, mais lui disais que, pourquoi ne pas faire escale une prochaine fois, qui sait quand, pour le rencontrer à son île de Singapour ?

Comment terminer ? En disant à son amie, Micaela Rojas, que je ne l'ai jamais connu, Alfred – elle le connaissait depuis 20 ans – mais que j'aimerais découvrir Emile MONA, pour elle, pour lui. Du courriel de Micaela, je cite le texte de la chanson, pour ne pas oublier
Agoulousse lan mô
Ti-chimen an yo kryé lan mô a
Piti piti piti, nou tout' la ké pasé
Piti piti piti, fok nou pasé kan mêm
Pasé nou ka pasé, pasé anlè tè a

Yo chanjé nom'y pou yo ba'y nom volè
Poutchi ou kryé'y vôlè, sa i ja volè ki ta'w
Poutchi ou kryé'y volè, Bondyé pa lé'w lè ou mô
Pasé nou ka pasé, pasé anlè tè a
"
Je vous remercie, Micaela, de nous avoir tenu au courant. Avec mes hommages partagés et mes condoléances à sa famille et à ses proches, je rappelle que l'échange amical que j'avais avec lui n'est rien par rapport à son geste généreux que je souligne, c'est-à-dire, ses diverses façons de présenter la littérature et la culture antillaises, et de célebrer ses compatriotes martiniquais en les faisant mieux connaître par ses recherches diffusées, comme on le voit, par le web. Je le remercie encore une fois en lui disant adieu.

Les notices publiques de son décès informent qu'il est né le 8 décembre. Comme moi. Cette année 2007, je serai à Lyon, où "le 8 décembre dure 4 jours" : fête de l'Immaculée Conception, fête de la ville de Lyon : les rues se remplissent de foules qui se promènent dans les traboules et sur les places, avec les lumières laser et les lumignons dans toutes les fenêtres. Pour la Fête des Lumières à Lyon cette année, le 8 décembre, j'allumerai un lumignon pour Alfred.

Adieu, Alfred. Aux retrouvailles virtuelles et Immaculées des 8 décembre.

Une bougie pour un esprit ami, intelligent et généreux, parti trop tôt.

TCS

30 septembre 2007

Lettres haïtiennes

18 janvier 2005

Premier blog.* Partager publiquement quelques lectures glanées au cours de la route. J'écris sous un ciel bleu newyorkais, le froid de janvier deux jours avant la deuxième inauguration de W., et je prends comme inspiration de blogueur* les messages en ligne depuis plusieurs années de Michael Moore, qui vous rappelle que tous les Étatsuniens ne sont pas complètement ignares et endormis.

Une nouvelle revue voit le jour, Riveneuve Continents, avec une ambition d'atteindre les cinq continents de lettres francophones. Les réalités politiques et surtout économiques permettent rarement les lettres francophones à librement s'échanger (à 20€, cette revue se vendra-t-elle ailleurs qu'en Europe et au Canada ?) mais la géographie des lettres francophones de la revue m'intéresse.

Depuis plus de six ans, je crée un répertoire d'auteurs francophones insulaires sur le site web Île en île. J'ouvre un blogue sur le site du Monde ** pour inviter à des lectures (hors ligne !) des auteurs présentés sur le site. Le site présente des auteurs des Antilles (Guadeloupe, Guyane, Martinique) et d'Haïti, de l'Océan Pacifique (auteurs polynésiens et bientôt de la Nouvelle-Calédonie) et de l'Océan Indien (Comores, Madagascar, Maurice, Réunion), avec des biographies et bibliographies (souvent accompagnés de textes et de lectures audiophoniques). Il y a plus d'une centaine de dossiers d'auteurs, dont plus d'une soixaintaine sur les écrivains d'Haïti.

Un an après l'année du bicentenaire haïtien, j'encourage une (re)lecture des auteurs haïtiens classiques et contemporains, poètes, dramaturges et romanciers, connus et moins connus. Sans parler des désastres météorologiques, écologiques et politiques de 2004, l'année du bicentenaire a donné un fort élan international à des auteurs haïtiens, en premier lieu Frankétienne, suivi par des auteurs comme Lyonel Trouillot et Gary Victor qui ont également eu une bonne presse en France et ailleurs.

Les auteurs haïtiens sont de plus en plus disponibles en France : Les éditions Vents d'ailleurs republient l'oeuvre de Frankétienne, de nouveaux romans de Gary Victor et, autre bel exemple, la republication en 2004 du Livre d'Emma, de Marie-Célie Agnant (publié d'abord chez remue-ménage en 2001). À Montréal, les éditions CIDIHCA viennent de republier Mémoire d'une amnésique, de J.J. Dominique – 20 ans après sa première publication en Haïti – et la nouvelle maison, Mémoire d'encrier, primée au Festival Insulaire d'Ouessant pour Anthologie secrète de Davertige, développe un catalogue agrandissant de publications, dont des livres pour la jeunesse et de la poésie haïtienne classique et contemporaine.

Je n'ai pas besoin de faire un bilan des publications de lettres haïtiennes de 2004 ; c'est déjà fait dans le court résumé « Des livres haïtiens » par Yves Chemla, dans le numéro 12 (23 décembre-12 janvier) d'Haiti Tribune, le nouveau journal bi-mensuel basé à Paris qui vise un lectorat d'Haïti et de la grande diaspora. A Port-au-Prince, Le Matin (site web en construction) est re-né en 2004, redonnant une vitalité à la presse quotidienne. En 2004, on a vu un numéro spécial (« À quoi rêve Haïti ? ») d'Africultures (janvier), une section spéciale dans Le Magazine littéraire en mai, et tant d'autres publications, dont le numéro spécial, en octobre, de Revi Kiltir Kreol (publié par le Nelson Mandela Centre for African Culture à Port-Louis, auquel j'ai participé et que je n'ai pas encore vu).

Les francophones peuvent lire Rosalie l'infâme, le roman d'Évelyne Trouillot (Dapper 2003) dans l'original. La présentation de l'auteure en anglais, dans le numéro winter 2004/2005 de Bomb magazine, révèle malheureusement trop de l'intrigue. Le numéro de Bomb présente quelques auteurs et artistes haïtiens, avec un entretien entre Evelyne Trouillot et Edwidge Danticat. En écoutant les discussions au Sénat américain ce matin pour confirmer Condoleeza Rice comme Secrétaire d'État des É-U, je pense à l'exemple de l'oncle de Danticat, mort aux mains des agents de la nouvelle agence de « Homeland Security » en Floride… (voir le dossier spécial sur le site de la National Coalition for Haitian Rights).

Il y a toujours des recherches en cours pour les dossiers et archives du site. Sur la page du poème « Front Haut » de Roussan Camille, par exemple, vous verrez des photos dont les personnes restent à identifier. Avec les éditions CIDIHCA à Montréal, nous envisageons des cédéroms sur les lettres haïtiennes ; un premier projet pour 2005 est un cédérom sur les auteurs haïtiano-québécois, destiné aux écoliers au Canada.

Le blogue vous invite à afficher vos commentaires, que ce soit au sujet des lettres haïtiennes ou d'autres qui verront le jour. Je n'envisage pas une rédaction fréquente en ligne, mais quelques préoccupations littéraires pourraient inspirer un blogue occasionnel. Pour l'instant, je signale le site web Île en île, en partie pour partager les découvertes, en partie pour signaler un site qui est de plus en plus plagié, sur le web et ailleurs. Pour cette raison, il se peut qu'un sujet à venir soit le copyright, les droits d'auteurs et le plagiat. À un autre moment la poésie réunionnaise, le roman mauricien, le prix du livre, l'autobiographie…



En 2005, vous pourrez enfin lire le chef d'oeuvre de Marie Chauvet, Amour, colère et folie, disparu depuis sa première publication chez Gallimard en 1968, et qui doit sortir ce mois-ci (chez Maisonneuve & Larose et Emina Soleil). Les éditions Mémoire d'encrier vont republier l'oeuvre d'Ida Faubert cette année… Tant de lectures à découvrir et à partager.

Pour terminer sur un mot aux lecteurs de pays riches, pensez à envoyer vos dons à des organismes tels ROCAHD (le Regroupement des Organismes Canado-Haïtiens pour le Développement) ou FOKAL (Fondation Connaissance et Liberté, qui soutient un réseau de 50 bibliothèques en Haïti).

TCS

« île en île » - page d'accueil

* blog ou blogue ? voir la fin du message du 28 mai 2007.
** Blogue ouvert sur le site du journal Le Monde en janvier 2005, transféré sur le site actuel en septembre 2007.

28 mai 2007

X-centri-cités ?

X-centri-cités. C'est le nom choisi pour une nouvelle émission de télévision, pour la télé câblée du Bronx, BronxNet. Il reste à savoir quand cette émission verra le jour.

On a filmé 3 émissions pilotes, avec Dominique Fernandez, Régine Robin et James Noël, en mars et en mai. Ce n'est pas pour demain la diffusion des premières émissions. Je traîne donc l'idée d'un projet en train de se réaliser, et ouvre un nouvel espace où je pourrais en parler, comme d'autres sujets du jour.

Le titre a été trouvé par Béatrice Coron, maître ès papiers découpés. X-centri-cités sera une série de conversations urbaines... des discussions (en français) pour intéresser en premier lieu un public du Bronx, où l'émission sera tournée et diffusée au début. "Cités" comme celle du Bronx, un maelström de création désaxé du "centre" de New York, Manhattan. Un X pour Malcolm et des remarques qui ne se trouveront pas sur l'émission (exemple : pour sa première promenade à Harlem, j'ai trouvé James Noël incrédule à découvrir une succursale de la Bank of America au rez-de-chaussée de la mosquée Malcolm Shabazz au coin de la 116e rue et du boulevard Malcolm X [Lennox]…). Et du centre, on s'en moque ! Nous y sommes, nous n'y serons jamais. Le pluriel est de vigueur, X-centri-cités, voix plurielles. Des centres, des conversations… littéraires et paralittéraires.

Memorial Day aujourd'hui aux States. Viendront les journées en mémoire de… Pour l'instant, il ne s'agira que de la mémoire d'un autre site blogue. Dans les jours qui viennent, je vais transférer sur ce blogue  X-centri-cités tous les messages de mon ancien blogue (2005-2006) hébergé sur le site du quotidien, Le Monde. Par la suite, de façon très sporadique, je pourrais rajouter des remarques en ligne. Je ne sais pas comment d'autres trouvent le temps pour de telles entreprises.

Il y a des liens vers les pages d'auteur du site Île en île, présence en ligne déjà bien établie et dont je suis le responsable depuis 1998. La base de données littéraire d'Île en île est toujours une invitation à la découverte.

Blogue ou blog ? L'Office québécois de la langue française donne blogue, avec justification. Je vois que la formule en French de Google donne "blogger", tandis qu'au Canada on dirait plutôt bloguer comme verbe, ou bloguer / blogueuse pour la personne. "Blogger" est évidemment le terme anglais, se rapprochant curieusement de "bugger", d'ailleurs… (no comment).

X-centri-cites.blogspot.com. Que je le dise, dès le début : à ne pas confondre cet espace blogue avec Île en île ou avec l'émission X-centri-cités en traîn d'être créée. Je signe le blogue de mon nom, tout en rappelant que j'assume autrement la responsabilité de tels espaces publics.

Thomas C. Spear
X-centri-cités